Bienvenue…


La Chapelle Aubareil, petit village typique de la Dordogne vous accueille entre Montignac-Lascaux et Sarlat.

 

Vous trouverez dans ces pages internet les évolutions et les informations touristiques et pratiques qui peuvent vous concerner.

 

 


Présentation des voeux du Maire le Samedi 13 janvier 2018 - 17h

Mesdames, Messieurs,

Chers amis,

 

Voilà... encore une... encore une année de passée.

2017 n'est plus et sur la route du temps, une autre commence. C'est le moment des voeux, habillés de bonheur, de santé, d'amour et de sincérité. Donc, au nom du conseil municipal et du personnel communal, je vous souhaite une bonne et heureuse année 2018. Ayons aussi une pensée pour ceux qui sont malades ou qui nous ont quittés. Le temps efface inexorablement ses témoins.

Mais, si vous le voulez bien, retournons nous un moment sur cet an qui est mort et qui a vu dans son cours tant de bouleversements, sur notre planète et dans notre pays.

 

Tout d'abord notre monde, comment a-t-il évolué ?

Sujet, vous en conviendrez, si vaste, si complexe que je ne peux, ici, qu'effleurer. Alors résumons : aux Etats-Unis, Trump continue à "trumper" (enlever le U et remplacez par le O, cela conviendrait mieux). En Corée du Nord, un panda grassouillet se prend pour un sumo qui bande à tout va ses muscles nucléaires. Avec, à l'Est, tapi dans l'ombre, l'ours russe qui tire les ficelles, soufflant sur les braises syriennes et iraniennes, ou jouant le pompier, au gré de ses intérêts.

Trois situations différentes, trois exemples : de démocratie mégalo-autocratique pour l'un, d'autocratie dictatoriale pour l'autre et d'autocratie démocratique pour le troisième, deux mots antinomiques mais combien dangereux lorsqu'ils sont associés. L'histoire du siècle dernier est là pour nous le rappeler. Pourquoi cette comparaison ? Quelles sont leurs ressemblances ? Sans doute pour tous trois une mégalomanie certaine, un zeste de folie et un mépris profond pour la personne humaine, qui place la force bien au-dessus du droit, de tous les droits.Bien sûr, bien d'autres griefs peuvent leur être trouvés mais ils tiennent en leurs mains l'équilibre du monde.Si nous ne pouvons les aimer, nous devons les craindre. Espérons que leurs peuples respectifs sauront les maîtriser avant qu'ils n'aient tout détruit sur la planète.

 

Mais, me direz-vous, comme il est curieux de commencer un discours des voeux, dans une petite commune comme la nôtre, par une peinture aussi pessimiste, pessimiste ?... ou réaliste des hégémonies mondiales ? Et bien, je vous explique : je considère que nous sommes tous citoyens du monde et que ce qui se passe ailleurs nous concerne aussi. Nous sommes indépendants, dans l'interdépendance... Et là, avec notre pays, la France, nous devons être acteurs. Et chez nous, justement, 2017 a été riche en évènements, en rebondissements, en désillusions, avec à la clé, une recomposition du paysage politique inattendue... mais pas imprévisible. Les citoyens n'en pouvaient plus de ces joutes électorales stériles, de ces promesses non tenues et surtout du partage du pouvoir en alternance, par des professionnels de la politique qui affichaient dans les vitrines de leurs boutiques partisanes tout un panel d'idées pour séduire le chaland... non, pardon, l'électeur... et puis derrière, dans le magasin, un stock de promesses ou de colis de rêve qui, une fois la victoire obtenue, ne pourront être livrés faute de moyens. Alors on adaptera, on composera et en définitive, on fera une politique très proche de ses prédécesseurs, en n'employant pas les mêmes mots pour masquer sa ressemblance, expliquant, bien sur, qu'ils sont les responsables de cette situation.

Résultat : nous avons un Président que personne n'avait vu venir. Rappelez-vous : qui, l'an dernier en janvier, qui aurait parié sur lui ? Peu de monde. Plus que son programme, c'est le coup de balai sur l'organisation féodale des partis qu'il proposait, qui l'a porté au pouvoir. Il est vrai que l'aveuglement de tous les autres concurrents lui a facilité la tâche.

Et maintenant, à quoi peut-on s'attendre ? Que peut-on espérer ? Que doit-on espérer ? Beaucoup d'interrogations, peu de certitudes... et quelques inquiétudes. Issu du milieu technocratique et financier, saura-t-il, voudra-t-il en dompter les outrances, surmonter les conflits d'intérêts ?

Au regard des collectivités territoriales, quelle sera sa politique ?Deux décisions, deux mesures qui les concernent, qui nous concernent, ont été annoncées :

      1. suppression de la taxe d'habitation, importante source de financement des budgets communaux. Même si l'on nous dit que l'Etat compensera à l'euro près, nous n'aurons plus la main pour la faire varier en fonction des besoins pour équilibrer les comptes ;

      2. pas de recomposition territoriale obligatoire pendant 5 ans. Ouf, il était temps ! On va enfin nous laisser digérer ces réformes, menées au pas de charge qui souvent ignoraient les réalités de la ruralité.

Nos communes sont les cellules de base du corps de la Nation. Leur vitalité, leur peuplement irriguent les territoires. Les redessiner seulement en fonction du nombre d'habitants, en occultant la dimension territoriale, conduirait à une concentration des populations sur certains secteurs, en dévitalisant le reste des espaces. Il faudra sans doute, à terme, recomposer raisonnablement, pour tenir compte de situations nouvelles mais en étudiant en amont les enjeux et conséquences, pour ne pas les subir, sans les avoir mesurés et ne pas détruire cette culture rurale qui fait notre richesse. Car, oui, il y a une vie chez nous, une vie qui est appréciée par tous et qui est reconnue puisque notre population croît régulièrement. Et c'est pour cela que le conseil municipal, comme il a toujours fait, continue à être attentif à vos besoins, au travers des équipements et services qui sont nécessaires.

Je ne vais pas vous faire la relecture du bulletin municipal mais en 2017, nous avons effectué des travaux sur nos routes, comme tous les ans (investissement et fonctionnement). La communauté de communes a, elle, aussi investi chez nous sur la route, du bourg vers la RD48. La cour de l'école a été refaite, un columbarium et un jardin du souvenir ont été réalisés au cimetière par les agents municipaux que l'on peut féliciter pour la qualité de leur travail, digne des meilleurs professionnels. Des travaux d'entretien et de rééquilibrage du réseau d'eau potable ont aussi été nécessaires. Vous trouverez les détails et les coûts dans le bulletin municipal. Voilà pour le bilan 2017...

 

Et pour cette année, quels sont nos projets ?

Outre les traditionnels travaux sur notre réseau routier, nous avancerons vers la végétalisation du cimetière et vers le projet d'aménagement du carrefour à l'intersection des routes communautaires vers la D48 et Valojoulx-Thonac, au lieu-dit "Le lac du pied". Mais 2018 sera aussi une année où nous aurons à décider d'orientations très importantes qui engageront l'avenir de notre commune :

      - sur l'AEP (eau potable) : la loi NOTRe ne nous permet plus d'exploiter en régie notre réseau et pour être en conformité avec la loi, il faut que nous adhérions à un syndicat ayant une assise territoriale sur au moins 3 communautés de communes, qui pourra confier son exploitation à une société fermière (Saur, Véolia...) ou à la régie départementale des eaux. C'est cette deuxième solution que le conseil municipal a choisi car en créant une section de cette régie avec Saint Amand de Coly, Aubas, Coly et Pazayac, avec qui nous avons des habitudes de fonctionnement très proches, la gestion pourra se faire au plus près du terrain et nous pourrons en maîtriser un peu les coûts. Avec prise d'effet au 1er janvier 2019.

      - Le PLUi (plan local d'urbanisme intercommunal) : après l'élaboration et la validation du PADD (plan d'aménagement et de développement durable) qui définit toutes les règles applicables aux zonages classifiant les terrains (zone U urbanisées, AU à urbaniser, zones classées, protégées, agricoles ou N naturelles). Vous trouverez en page 3 de façon synthétique et à partir de la page 38 du bulletin municipal un dossier complet vous expliquant les mécanismes et les étapes qui conduiront courant 2019, après enquête publique, à son adoption. Il remplacera alors la carte communale qui, depuis 2004, régissait l'urbanisme dans notre commune. 

Qu'est-ce qui va changer ? Surtout une réduction importante des surfaces constructibles imposées par la nouvelle réglementation pour limiter la consommation des espaces. Notre commune, comme toutes les autres, sera bien entendu touchée mais sans doute de façon moins drastique car un autre élément pris en compte nous est favorable : le nombre de constructions sur les 10 dernières années. Sur les 28 communes de la communauté de communes, hormis les 3 plus importantes (Montignac, Rouffignac et Le Bugue), nous arrivons juste derrière avec Aubas, Plazac et les Eyzies. Les raisons sont multiples mais on peut en citer deux : notre situation géographique et peu ou pas de contraintes liées au sites classés, aux zones inondables. La question est : Doit-on continuer à favoriser cette progression et dans quelle mesure ? la réponse est oui, raisonnablement, car depuis 2004, elle a nourri les finances de notre commune, ce qui a permis de réaliser tous les équipements que vous connaissez sans mettre en péril les équilibres budgétaires (voir bulletin municipal). Et même dans l'hypothèse d'un rapprochement avec nos voisins dans quelques années, les données de l'attractivité de notre territoire ne changeront pas, cela nous mettra dans une position favorable pour peser, en terme de population, dans la composition du nouveau conseil municipal. Mais toute la nouvelle collectivité bénéficiera des ressources nouvelles et là nous sommes bien dans l'esprit du développement territorial concerté. Le conseil municipal va travailler en lien avec le bureau d'études, dès janvier, pour dessiner les nouveaux périmètres en fonction des règles du PADD. C'est un travail difficile mais que nous ferons en optant pour des choix seulement guidés par l'intérêt général mais au final, je suis sûr que vous les comprendrez. Si vous avez des interrogations, le conseil municipal et moi-même sommes à votre disposition pour y répondre. Vous pourrez aussi, lors de l'enquête publique, les soumettre au commissaire enquêteur qui sera désigné.

 

Voilà, excusez-moi d'avoir été un peu long mais le moment des voeux est un temps de rencontres, d'échanges et les informations que je vous ai apportées ont pour objectif d'alimenter le dialogue entre les citoyens et les élus. Bon, il est temps de conclure mais avant je veux remercier l'Amicale laïque qui, par ses activités, anime notre commune avec diverses manifestations : soirée théâtre et lotos, fête votive, feu de la Saint-Jean, spectacle folklorique dans le cadre du Festival de Montignac, foire au jardin en septembre (hélas annulé en 2017 en raison de la météo) et le Noël des enfants bien entendu en décembre. Ajoutée à cette liste la section gymnastique s'active, tous les lundis soirs dans cette salle. La section belote, qui a vu le jour en 2017, a atteint son rythme de croisière. La section danse country, créée aussi en 2017, développe son activité et invite tous ceux qui seraient intéressés à les rejoindre. Je veux saluer tous les bénévoles qui font vivre cette association pour leur dévouement et leur implication et vous dire que, lors de l'assemblée générale hier au soir, Jacques Dellac a été brillamment réélu président et le bureau, rejoint par Elodie, renouvelé. Encore une fois, félicitations à tous.

 

Je veux aussi remercier tout le personnel communal : Béatrice et Christelle au secrétariat, Franck, Jacques et Nicole comme agents techniques, Mélanie à l'animation du point lecture, Colette, Maryse et Sophie pour le périscolaire et Corinne à la cantine. Il est très confortable pour moi de pouvoir m'appuyer en toute confiance sur des agents de cette qualité.

Je dois aussi saluer et remercier mes collègues du conseil municipal pour l'aide et le soutien qu'ils m'apportent dans l'accomplissement de mon mandat.

 

Je termine...

en souhaitant que 2018 soit pour vous l'année de l'amour,

pour vivre pleinement chaque jour.

L'année de la tolérance,

pour donner à tout le monde sa chance.

L'année du rire,

pour s'amuser de tout, même du pire.

L'année du grand pardon,

pour effacer les douleurs, éteindre les tensions.

L'année de la générosité,

pour le bonheur de tout partager.

Enfin, une année pleine de paix et de fraternité.

 

Je vous remercie de m'avoir écouté. Et maintenant... la Galette !

 

                                                                                                                      Jean-Louis LACHEZE

 


... Un peu avant... le repas des aînés, dans une belle ambiance franche et détendue

Bonjour à tous,

 

Je vous remercie d'avoir répondu aussi nombreux à l'invitation du conseil municipal pour ce traditionnel moment de convivialité. Je veux aussi vous présenter tous nos voeux de bonheur et de santé, en ayant aussi une pensée pour ceux qui sont malades ou qui nous ont quittés en 2017.

 

Et comme, je crois, il est dans le rôle du maire et des élus d'être à l'écoute de nos concitoyens, profitons de ce moment de fête et de convivialité pour dialoguer et échanger. Ce que d'ailleurs j'ai fait cette semaine au gré des rencontres.

 

En allant chez le boulanger, qui fait aussi de la pâtisserie, comme il n'avait guère de temps, il m'a parlé comme un éclair mais il m'a fait comprendre que chaque jour il était dans le pétrin, la gueule enfarinée et ses ennuis allaient croissants car en plus sa femme le menait à la baguette. Je n'ai pas osé lui parler du mille-feuilles territorial, cet empilement administratif avec la commune, la communauté de communes, le Département, la Région, où l'on paie à chaque couche.

Sortant de la boulangerie, je me suis trouvé nez à nez avec un éleveur de volailles. Il m'a dit qu'avec cette épidémie de grippe aviaire l'an dernier, il n'avait toujours pas été indemnisé, qu'il en avait assez d'être le dindon de la farce et de se faire plumer par tout le monde. Il en a profité pour me dire que dans sa route, il y avait des nids de poule et que bien d'autres choses n'allaient pas. J'ai bien tenté de lui expliquer que l'état nous plumait aussi.. enfin... on a failli avoir une prise de bec.

Ma journée commençait bien. En traversant le bourg, pour me rendre à la mairie, plongé dans mes réflexions, je passais sous une échelle, ce que l'on ne doit jamais faire paraît-il. Je fus hélé par le couvreur : "Attention Monsieur le Maire ! Vous pourriez prendre quelque chose sur la tête en passant sous l'échelle et là, ce serait la tuile". Et il se mit à rire de son jeu de mots. Je me dis : enfin un qui a du bonheur. Et bien non, car, en discutant avec lui, il m'apprit que tout couvreur qu'il était, il était à découvert et que les banques lui faisaient des misères. Nous parlâmes alors du bâtiment en général et il me confia que beaucoup de plombiers prenaient la fuite, que les électriciens étaient sous tension, que les menuisiers avaient la gueule de bois, que les maçons étaient au pierre du mur. Il m'a même confié que certains carreleurs en étaient réduits à fumer les joints quand ils pètent la dalle.

Puis je me suis souvenu que j'avais rendez-vous au garage, à Terrasson. Révision des 20 000 km à faire obligatoirement en concession, question de garantie. Arrivé au garage, personne pour m'accueillir. Un écriteau précisait simplement : en raison d'une marche arrière de la part de la direction, les ouvriers ont décidé de débrayer et ronger leur freins. Derrière moi, il y avait un gars que je ne connaissais pas, c'était un cheminot qui venait faire réviser son train avant. Il me dit : "Chez nous, c'est pareil, la crise est arrivée sans crier gare et beaucoup de mes collègues déraillent. En plus, ceux qui sont de veille la nuit en ont marre de vivre au jour le jour".

Ensuite... ensuite..... et bien je me suis réveillé car toutes ces rencontres n'étaient qu'un rêve et maintenant j'attends le prochain qui, je l'espère, sera tapissé de ciel bleu et de fraternité.

 

allez, bon appétit à tous.

 

                                                                                                                                      Jean-Louis LACHEZE